Régis Juanico

Député de la Loire

Consultation citoyenne de Make.org : mes réponses aux priorités des citoyens

Make.org a lancé une grande consultation, « Législatives Citoyennes », pour ces élections. Elle a permis de faire remonter 200 000 contributions et 4 000 propositions. Sur les 7 800 candidat-e-s aux législatives contacté-e-s, 1 millier environ a répondu aux 10 propositions formulées par les citoyens qui y ont répondu : 5 priorités nationales et 5 priorités choisies dans la Région concernée.

Voici les prises de position sur ces 10 propositions citoyennes.

  • Il faut qu’il/elle sache s’entourer des conseils de gens issus de la société civile et de leur expérience

D’accord

Membre du groupe de travail « Parlement ouvert » à l’Assemblée, j’ai participé à l’expérimentation de modalités nouvelles pour associer davantage la société civile à l’élaboration et au contrôle de la loi. Ainsi, j’ai créé un « Observatoire citoyen » dans ma circonscription – une première en France : un collectif indépendant qui a carte blanche pour m’interpeller sur mon travail parlementaire et la fabrique de la loi. Nous avons beaucoup collaboré sur le projet de loi Egalité et Citoyenneté.

  • Il faut qu’il/elle développe les énergies vertes (photovoltaïque)

D’accord

Il faut une politique volontariste de soutien aux énergies renouvelables pour atteindre l’objectif de 50% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Ceci, avec un grand plan d’économies d’énergie, nous permettra de nous conformer à l’Accord de Paris sur le climat, en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles. Cela permettra de sortir progressivement du nucléaire, en commençant par la fermeture des centrales en fin de vie, dangereuse et chères à entretenir.

  • Il faut qu’il/elle développe des aides aux créations de jeunes entreprises et start-up

D’accord

Les jeunes créateurs d’entreprises ont besoin d’un accompagnement spécifique. Je souhaite que nous soutenions mieux les PME-TPE en facilitant par exemple leur accès aux financements pour leurs projets innovants, et plus généralement, en simplifiant les démarches administratives. J’y avais notamment travaillé avec la Commission spéciale sur la simplification de la vie des entreprises. Il faut aussi donner la priorité au « Made in France » dans les marchés publics, en réservant 50% à nos PME-TPE.

  • Il faut qu’il/elle soutienne l’économie locale en aidant au mieux les commerçants et artisans

D’accord

J’ai été très actif ces dernières années pour soutenir l’économie locale dans ma circonscription. J’ai ainsi pu obtenir l’exonération de la taxe foncière pour les commerçants au sein de la ZFU-Territoire entrepreneur de Saint-Etienne. Je suis également pour une défense du commerce de proximité menacé par le développement des zones commerciales autour des hypermarchés en périphérie des villes. Je suis pour la suppression du RSI (régime social des indépendants) et un statut unique de l’actif.

  • Il faut qu’il/elle interdise les élevages et cultures intensives

D’accord

Le modèle intensif n’a pas d’avenir en agriculture : hyperspécialisation fragilisant les territoires, pollutions diffuses de l’eau, des sols, de l’air ; consommateurs alertés sur la qualité des produits ; agriculteurs dont la santé est mise en danger par leur exposition prolongée à des produits nocifs… Il faut rompre avec ce modèle et promouvoir un développement durable de l’agriculture, tout en assurant l’autonomie alimentaire de l’Europe avec des produits sains et diversifiés.

 

  • Il faut qu’il/elle développe les circuits courts et l’approvisionnement en produits bio dans les cantines scolaires.

D’accord

J’ai d’ailleurs voté pour la proposition de loi visant à renforcer l’ancrage territorial de l’alimentation. Il n’est pas soutenable d’importer du monde entier des produits disponibles à proximité. La proximité est souvent un gage de qualité. L’approvisionnement des cantines scolaires en produits bio et locaux fait partie de l’éducation au « bien manger ». La valorisation des ressources locales est également un facteur non négligeable de développement agricole, économique, écologique et social.

  • Il faut qu’il/elle propose d’abaisser le nombre et le salaire des parlementaires.

Pas d’accord

On peut diminuer le nombre de parlementaires en réformant le Sénat. Par contre, je crois au travail de proximité qui permet d’évaluer en temps réel la réception sur le terrain des lois que nous votons à l’Assemblée. Pour cela, il faut être un député à temps plein : donc pas de cumul avec des fonctions exécutives. Je propose aussi pour la future loi de moralisation qu’on interdise toute activité salariée aux députés – pour limiter les conflits d’intérêts – l’indemnité devra donc être suffisante.

  • Il faut qu’il/elle propose une loi interdisant la maltraitance animale (corrida, cirques, fourrure, élevage intensif…)

D’accord

J’ai voté pour la modification du statut juridique de l’animal désormais reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité » dans le Code civil et non plus comme un bien meuble. J’ai été l’un des premiers députés à soutenir la création d’une commission d’enquête, en février 2016, suite à la révélation des actes insupportables commis dans plusieurs abattoirs. Puis j’ai voté la proposition de loi relative au respect de l’animal en abattoir qui concrétise les préconisations de cette commission.

  • Il faut qu’il/elle propose une loi retirant les taxes des petites entreprises de 0 à 10 employés

Pas d’accord

Les petites entreprises doivent elles aussi contribuer aux dépenses collectives de notre pays qui financent des infrastructures et services dont elles ont besoin. Il faut par contre un soutien particulier aux TPE : faciliter leur accès aux financements, leur réserver 50% des marchés publics, simplifier leurs démarches… Et il faut adapter la fiscalité à la taille de l’entreprise et cibler les aides comme le CICE sur les entreprises qui embauchent, investissent, préservent l’environnement…

  •  Il faut qu’il/elle ouvre le débat sur la légalisation encadrée du cannabis

D’accord

Il faut sortir de l’hypocrisie sur l’usage du cannabis et sortir du « tout répression » inefficace. Je souscris à la proposition de Benoît Hamon de légaliser l’usage du cannabis pour les majeurs, encadrer sa distribution pour tarir les trafics à la source et protéger nos citoyens des pratiques des dealers, et utiliser les moyens dégagés pour mieux prévenir la consommation de drogues, notamment chez les jeunes.

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