Fonds de développement économique et social : un plan de résistance économique

L’Assemblée nationale a adopté, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2014, un amendement présenté par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, fixant la dotation du fonds de développement économique et social (FDES) à 300 millions d’euros. Jusqu’alors doté de 80 millions d’euros, ce budget s’élèvera désormais à 380 millions d’euros.

Cette ressource pourra être utilisée sous forme de prêts pour des entreprises de plus de 400 salariés qui, bien que viables et porteuses de projets de développement, ne trouvent pas auprès des banques et du marché un soutien suffisant pour faire face à des difficultés financières conjoncturelles : « des entreprises en bonne santé mais avec des signes de fragilité, ou en difficultés« , a dit le ministre.

Ce fonds permettra de pallier les insuffisances du secteur bancaire qui ne prend pas suffisamment de risques, contraignant ainsi l’Etat à « faire la banque, c’est à dire emprunter pour prêter » selon les termes du ministre du Redressement productif.

Sa gestion sera confiée au comité interministériel de restructuration industrielle, agissant de concert avec les investisseurs privés qui pourront prendre des parts au capital des sociétés en question.

Ce dispositif complète les outils déjà mis en œuvre par la Banque Publique d’investissement. Je soutiens totalement ce nouveau plan qui jouera un rôle déterminant dans le redressement de notre système productif, dans l’inversion de la courbe du chômage et pour le retour de la croissance. C’est un outil supplémentaire et volontaire dans notre stratégie en faveur de l’activité et de l’emploi industriels.

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