Refondation de l’Ecole : la concertation se poursuit

J’ai organisé, avec le Parti socialiste de la Loire, une réunion publique ce lundi 18 février sur le thème de la refondation de l’Ecole, projet de loi prochainement étudié à l’Assemblée nationale. Après le mariage pour tous en janvier, et avant le redressement productif en mars, le PS ligérien propose ainsi une série de réunions mensuelles consacrées à de grands débats d’actualité.

Au-delà de la qualité des échanges, cette réunion a d’abord été une réussite parce qu’elle a permis à près de 200 personnes de prendre le temps de la réflexion et de la discussion sur ce sujet majeur. La richesse de son contenu était assurée par la confrontation  de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : enseignants, organisations syndicales, parents, fédération de parents d’élèves, associations de l’éducation populaire, élus locaux…, dépassant les simples discussions bilatérales habituelles.

Après avoir fait un rappel du calendrier et du contexte de la réforme, j’ai laissé la parole à Eric Nedelec, secrétaire fédéral du PS à l’éducation, pour la présentation des 25 mesures contenues dans le projet de loi de refondation de l’école. Celui-ci s’est arrêté plus particulièrement sur :

  • la formation initiale des enseignants avec la création des Ecoles supérieures du Professorat et de l’Education ;
  • les projets éducatifs territoriaux ;
  • le rééquilibrage des moyens en faveur du primaire, avec par exemple le dispositif « plus de maîtres que de classes »,
  • la facilitation de la transition primaire-collège.

 

Sans surprise, c’est la question de la réforme des rythmes scolaires qui a surtout occupé les discussions. Si, dans l’ensemble, le passage à la semaine de 4,5 jours était reconnu comme favorable à l’apprentissage des enfants, sa mise en œuvre suscite encore bon nombre d’interrogations. Pour y répondre, l’intervention de Myriam Ulmer, adjointe au maire de Saint-Etienne chargée de l’éducation, ou encore de Georges Suzan, maire de la commune rurale de Bussières, ont été particulièrement utiles. Les mouvements d’éducation populaire, au-delà du fait qu’ils considèrent cette réforme comme une opportunité à saisir, peuvent du fait de leur expérience du travail partenarial être un vrai outil pour faciliter la mise en place de l’aménagement des temps de l’enfant.

Il n’en reste pas moins que des questions d’organisation pratique restent en suspens. Je me suis fermement engagé à relayer auprès du Ministère de l’Education nationale les sujets les plus saillants. De telles remontées du terrain pourront être prises en compte dans le cadre de la concertation qui va se poursuivre dans les mois qui viennent.

 

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