Régis Juanico

Député de la Loire

Discours d’ouverture de la conférence de presse du 13 novembre 2012 du Président de la République

Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je tiens aujourd’hui la première conférence de presse du
quinquennat.

J’avais en effet pris l’engagement devant les français de rendre
compte de mon action, tous les 6 mois.

Mais depuis le 15 mai, bien d’autres promesses, heureusement, ont
pu être tenues.

Avant même les élections législatives, tout ce qui pouvait être
adopté par décret, l’a été : la réduction de 30% des rémunérations du
Président de la République et des membres du Gouvernement, le
plafonnement des salaires des dirigeants des grandes entreprises
publiques, l’augmentation du SMIC, l’encadrement des loyers, la création
en urgence de postes d’enseignants, l’augmentation de 25 % de
l’Allocation de Rentrée Scolaire, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux
qui avaient commencé tôt leur vie professionnelle.

A partir du mois de juillet des textes importants ont été adoptés par le
Parlement : le rétablissement des comptes publics, à travers le projet de
loi de finances rectificative, la lutte contre la vie chère en Outre-Mer, le
renforcement des dispositifs contre le terrorisme, les emplois d’avenir, le
traité budgétaire européen.

Mais une politique n’est pas une accumulation de mesures aussi
pertinentes soient-elles, une addition de réformes aussi utiles
soient-elles ou une comptabilité de promesses aussi respectées
soient-elles, c’est une réponse cohérente et forte à la situation de
notre pays.

Or quelle est-elle ?

Elle est grave. Je ne veux pas forcer le trait à dessein. J’avais prévenu
durant la campagne présidentielle les français des difficultés qui nous
attendaient. Et il n’est pas utile de revenir sur les responsabilités du
passé. Le constat suffit. Et il est implacable.

Une dette publique supérieure à 90% du PIB avec une augmentation de
600 milliards sur les 5 dernières années, un chômage en hausse
continue depuis 17 mois et particulièrement dramatique pour les jeunes,
une croissance quasi nulle depuis 2 ans, un décrochage productif avec
une industrie au 17ème rang de la zone euro, une perte continue de
compétitivité depuis 10 ans.

Une alternance change le pouvoir. Elle ne change pas la réalité.

Je comprends l’inquiétude des français face à la crise, leur doute sur la
capacité du politique à la surmonter. Mais la seule question qui vaille
pour moi n’est pas l’état de l’opinion aujourd’hui mais l’état de la
France dans 5 ans. Ma mission, c’est de parvenir à redresser la
croissance et à réduire le chômage.

C’est sur ces résultats que je serai jugé par les français.

Voilà pourquoi, j’ai voulu avec le gouvernement de Jean-Marc Ayrault
relever les trois défis majeurs pour notre pays que sont la réorientation
de l’Europe, le désendettement de la France, la compétitivité de
l’économie.

Je l’ai fait sans perdre de temps. Tout simplement parce que nous
n’en n’avons plus. Notre pays ne peut plus attendre. Il risque d’être mis
hors-jeu, déclassé, dépassé.

Or nous sommes la France, un pays majeur en Europe, une Nation
attendue dans le monde, un peuple légitimement fier de ses valeurs, de
ses références, de son modèle.

Une France affaiblie, ce serait une Europe impuissante. Or, nous
vivons bien plus qu’une crise, nous vivons un changement du
monde.

C’est pourquoi depuis 6 mois, j’ai fait mes choix et je m’y tiens sans avoir
à prendre je ne sais quel tournant, car ces choix sont conformes à mes
principes, à mes engagements et surtout aux intérêts de la France.

1- Le premier c’est d’abord la réorientation de l’Europe.

J’ai consacré toute mon énergie depuis le 15 mai à sortir la zone euro de
la crise dans laquelle elle était plongée depuis 3 ans. Le moment fort a été le Conseil européen des 28 et 29 juin avec le pacte de croissance, la
mise en place du mécanisme européen de stabilité. Ce sont ces
décisions qui ont permis à la Banque centrale européenne d’adopter le
6 septembre, une nouvelle doctrine d’intervention, jetant les bases d’une
solution à la crise des dettes publiques. C’est cette nouvelle donne qui
m’a convaincu de faire adopter par le Parlement, le Traité budgétaire
européen. C’était l’intérêt de la France et de l’Europe. La deuxième
étape s’est jouée le 18 octobre dernier où nous avons décidé l’Union
bancaire, c’est-à-dire la supervision bancaire et le principe d’une
recapitalisation directe des banques.

Dans le même temps, j’ai pu enfin faire adopter par onze pays
européens la taxe sur les transactions financières. Elle marque la reprise
de contrôle de la finance par le politique et elle dégage de nouveaux
financements pour le développement.

Mais nous n’en n’avons pas encore terminé.

La Grèce qui vient une nouvelle fois de voter un plan de réduction de ses
déficits attend encore de recevoir le soutien de l’Europe et du FMI qui lui
a été promis. Je considère qu’au-delà de la mise au point de modalités
financières qui restent à préciser, elle y a droit.

Car je me suis fixé l’objectif de régler les questions lancinantes posées
à la zone euro, d’ici la fin de l’année.

C’est indispensable pour desserrer l’étreinte qui pèse sur les pays qui
ont engagé des plans d’ajustement douloureux.

C’est par la solidarité et non par une austérité sans fin que seront
atteints les objectifs impérieux de réduction des déficits.

2- Le second choix que j’ai fait c’est celui du désendettement du
pays.

J’ai donc mené à marche forcée le rétablissement des comptes publics
de la France. Pour respecter nos engagements européens. Pour
préserver notre souveraineté. Notre crédibilité est aujourd’hui
assurée, puisque les taux d’intérêt consentis sur notre dette souveraine
sont parmi les plus bas de notre histoire. Ils ont diminué depuis le 6 mai :
de 2,86 à 2,10%. Et l’écart avec l’Allemagne s’est lui-même réduit de
40% (124 points de base à 78).

J’avais demandé au lendemain de mon élection un audit indépendant au
Premier Président de la Cour des Comptes sur la perspective de nos
finances publiques pour 2012 et 2013. Rendu public au début du mois
de juillet, il faisait apparaître un besoin de financement de 30 milliards
d’euros pour atteindre l’objectif de réduction du déficit public à 3% fin
2013.

Le gouvernement a assumé dès l’été des orientations courageuses.

Plus de 10 milliards d’économies ont été trouvés, pour 2013 aussi bien
sur les dépenses de l’Etat, que sur celles de la Sécurité sociale, sans
remise en cause de la qualité des services publics et des prestations.

Et 20 milliards d’euros par des augmentations d’impôts. 10 milliards sur
les ménages et 10 milliards sur les entreprises. J’ai veillé à ce que les
mesures prises respectent deux principes :
– La justice, en demandant une contribution aux plus favorisés et en
limitant les prélèvements sur les plus modestes ;
– L’emploi, en préservant les PME de toute contribution
supplémentaire.

Le budget 2013 représente la première étape de la réforme fiscale.

C’était mon engagement. Celui de la Justice.

C’était justice que de taxer de la même manière les revenus du capital
et ceux du travail. C’est fait.

Justice que de relever la plus haute tranche du barème à 45% au-delà
de 150000 euros par part. C’est fait.

Justice que de revenir sur un certain nombre de niches fiscales. C’est
fait.

Justice que de revenir sur la réforme de l’impôt de solidarité sur la
fortune. C’est fait.

Justice que de demander plus à ceux qui gagnent le plus, en taxant
pour deux ans à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros. C’est
fait.

La justice ce n’est pas la mise en accusation, ce n’est pas non plus la
spoliation. La France a besoin de tous. De tous ses talents, tous ses
entrepreneurs, tous ses actifs, toutes ses générations, toutes ses forces.
Unis dans le redressement. Et qui n’ont pas besoin d’être montés les uns
contre les autres.

C’est grâce à cet effort que, pour l’avenir, l’équilibre des finances
publiques sera principalement atteint par des économies.

La dépense publique atteint aujourd’hui 57% de notre Produit intérieur
brut. C’est beaucoup. C’est un record. Elle n’atteignait que 52% il y a
seulement 5 ans. Nous devons être capables de faire mieux en
dépensant moins. En modernisant l’Etat, en décentralisant, en simplifiant
les procédures, en améliorant le service rendu aux citoyens.

C’est ce que j’ai demandé au Premier ministre de conduire. 50 milliards
d’euros d’économies sur 5 ans. C’est le premier étage du redressement.

3 – Le second c’est celui de la compétitivité.

Derrière ce mot il y a l’emploi. Le décrochage productif, c’est le « mal
français ». Les plans sociaux en sont le principal symptôme. Y répondre
c’est le meilleur moyen d’enrayer la désindustrialisation, les
délocalisations et les désastres humains que représentent les fermetures
d’entreprises.

J’ai donc voulu que nous prenions les décisions qui convenaient. Et dans
le bon ordre. Un rapport a été demandé à un grand industriel : Louis
GALLOIS. Que n’a-t-on dit sur cette méthode ? Une habileté, un
subterfuge, une hésitation… Et le gouvernement n’aura pas mis moins
de 24 heures pour reprendre l’essentiel, en proposant un « pacte». Pour
rassembler le pays autour de la seule cause qui vaille l’avenir.
Il s’agit de donner de la visibilité aux chefs d’entreprises, de la sécurité
aux salariés, de la stabilité aux investisseurs, de la confiance aux
consommateurs et aux épargnants.

Ce pacte vise à produire plus et mieux en France, ce qui suppose
un meilleur financement pour l’exportation, l’investissement, l’innovation.
Ce sera le rôle de la Banque Publique d’Investissement. Dotée d’une
force de frappe de 40 Mds d€, elle sera facile d’accès. Les décisions
seront rapides et prises dans 90% des cas au niveau régional.
Ce pacte est tourné vers les PME. Il les aidera à se développer, à
grossir, à embaucher et à se spécialiser. Il leur garantira pendant 5 ans
la stabilité fiscale et réglementaire dont elles ont besoin.

Ce pacte est un acte de préparation de l’avenir à travers le choix de
grandes filières : la santé, les technologies génériques, la transition
énergétique.

Ce pacte, enfin, c’est aussi un exercice de vérité sur le coût du
travail qui n’est pas tout mais qui est tout sauf rien, notamment dans
nos échanges au sein de l’Union européenne.

C’est pourquoi le Premier ministre a annoncé un crédit d’impôt
pour la compétitivité et l’emploi d’un montant de 20 Mds€ dont 10 dès
2013. Soit un allègement de 6% de la masse salariale jusqu’à 2,5 SMIC.

Cette mesure aura un effet immédiat. Les entreprises pourront l’intégrer
dans leurs comptes dès le 1er janvier 2013. Elle sera simple, sans
formalités administratives. Elle sera générale, utilisable par toutes les
entreprises, y compris les plus petites même celles qui ne paient pas
l’impôt sur les sociétés. Elle sera donc plus efficace que toute autre
formule puisque les sociétés paieront d’autant moins d’impôt qu’elles
auront plus d’emplois et plus de masse salariale.

Ce n’est pas un cadeau que l’Etat fait. C’est un levier qu’il offre à notre
système productif, aux salariés, aux ouvriers pour traverser la crise.

Voilà ce que je propose : un pacte de confiance, pour que
l’investissement soit préféré à la distribution de dividendes, que
l’emploi soit réalisé en France plutôt qu’ailleurs et pour que la
richesse créée soit mieux répartie.

Un pacte c’est donnant-donnant. Il est normal qu’il y ait des contreparties
: les salariés seront associés et leurs représentants entreront dans les
conseils d’administration des grands groupes. Et au niveau national, les
partenaires sociaux participeront à l’évaluation du dispositif. C’est cela
l’idée du pacte, j’y tiens et j’y veillerai.

Je n’ai pas voulu d’un choc. L’économie n’aime pas les chocs. Ce que
veulent les acteurs économiques. C’est une règle du jeu qui ne change
pas selon les circonstances, selon les improvisations, selon les
pressions.

Le pacte s’étalera sur 3 ans ; il en sera de même pour son
financement. Car à quoi aurait-il servi d’affaiblir le pouvoir d’achat des
ménages et de ralentir la consommation dans le moment où nous
voulons stimuler la croissance ? Renforcer notre offre productive est
indispensable, préserver la demande est nécessaire.

Les 20 milliards de crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi seront
financés pour moitié par des économies budgétaires en 2014 et 2015 et
pour le tiers par une refonte des taux de TVA. Et je veux m’en
expliquer.

Le Parlement a annulé à ma demande l’augmentation massive du taux
de TVA (de 19,6% à 21,2%) qui avait été décidé par nos prédécesseurs
et qui aurait dû intervenir au 1er octobre. Elle représentait un prélèvement
de 12Mds€. J’ai considéré que ce n’était pas le moment d’ajouter encore
un prélèvement de plus au moment où nous sollicitions les français pour
rétablir nos comptes publics.

La restructuration des taux de TVA annoncée par le Gouvernement
n’interviendra donc qu’au 1er janvier 2014 donc, dans plus d’un an.

L’augmentation du taux normal de TVA sera 4 fois inférieure à celle qui
était prévue : 0.4 point au lieu d’1.6. Elle sera accompagnée d’une
baisse de 0.5 point du taux réduit (de 5,5 à 5) sur les produits de
première nécessité. Enfin elle mettra un terme au débat sur la TVA sur la
restauration en stabilisant son taux à 10% sur la durée du quinquennat.

Je revendique ces décisions au nom de l’efficacité et de la justice.

J’ajoute que la solution alternative, une hausse de la CSG aurait
interféré avec le financement de la protection sociale dont l’avenir
fait l’objet de négociation entre les partenaires sociaux, pour que les
cotisations ne reposent pas sur leur seul travail.

Parallèlement, le Premier ministre me remettra au printemps prochain
dans le cadre du débat sur la transition énergétique les premières
propositions pour jeter les bases d’une fiscalité écologique pour rendre
plus responsables nos comportements tout en réduisant les inégalités
sociales.

Mais nous devons aussi poursuivre les réformes structurelles.
Il y a les banques. J’avais dit que la finance devait être remise au service
de l’économie. La création de la BPI et le relèvement du plafond du livret
A participent à ce mouvement.

Une nouvelle étape va être franchie d’ici la fin de l’année avec la présentation au Conseil des ministres de la loi
bancaire. Elle séparera les activités de dépôt et de crédit de celles liées
à la spéculation. Elle interdira aussi les produits toxiques et mettra de
l’ordre dans les rémunérations et les bonus.

Toute cette stratégie, toute cette politique, toute cette mobilisation
n’a qu’un seul but : réduire le chômage.

Notre pays a connu 1 million de demandeurs d’emploi de plus sur les 5
dernières années. Le chômage touche tous les territoires, toutes les
catégories, toutes les générations, toutes les familles. Il mine la
confiance des citoyens dans leur pays, leurs gouvernants mais aussi en
eux-mêmes…

Aussi, ma priorité, la seule, c’est l’emploi. Et notamment celui des
jeunes.

C’est la priorité donnée à l’Education. Mais ce sera long. D’où l’urgence.

C’est l’idée des emplois d’avenir pour les jeunes qui sont sortis du
système scolaire sans qualification. Ils sont aujourd’hui 500 000. 100 000
seront créés en 2013, 150 000 ensuite chaque année.

C’est le sens des contrats de génération ont, quant à eux été
approuvés par l’ensemble des partenaires sociaux. C’est un accord
exceptionnel car le mécanisme lui-même est exceptionnel. Il associe
l’embauche d’un jeune au maintien d’un senior dans l’entreprise. Ces
contrats concerneront 150 000 personnes dès l’année prochaine.

Enfin, il y a l’enjeu de la négociation sur la sécurisation de l’emploi. Elle
s’est ouverte cet automne. Il s’agit de donner aux salariés et aux
entreprises, plus de souplesse et plus de protection face aux aléas de la
conjoncture, de prévenir les plans sociaux et donc les licenciements, de
former les salariés et de lutter contre la précarité du travail.

La compétitivité, ce n’est pas seulement l’innovation, l’accès aux crédits,
le coût du travail… la compétitivité, c’est le dialogue social.

C’est donc un rendez-vous majeur. Je souhaite qu’il débouche sur un
compromis historique. Et il est des moments, dans la vie d’un pays, où
chacun doit être capable de trouver un accord conforme à l’intérêt
national. J’en appelle à la responsabilité de tous. Au patronat, aux
syndicats. Sinon, je la prendrai mais telle n’est pas ma préférence.

C’est un nouvel état d’esprit de l’entreprise que je veux promouvoir
fondé sur la coopération des forces productives en associant tous
les acteurs (dirigeants, salariés, actionnaires). Ce serait un
changement considérable. Nous devons avoir ce courage-là.

Je suis responsable de l’avenir de la France. J’ai fait le choix du
redressement.

C’est le mandat que j’ai reçu le 6 mai. Je ne prépare pas le sort d’une
prochaine élection mais celui de la prochaine génération.

Je sais, au-delà de nos différences, pouvoir compter sur le concours de
beaucoup de nos citoyens. Car notre République a du ressort. Ses
bases sont d’abord sociales, territoriales et surtout humaines.

La France ne se relèvera que si elle sait se retrouver sur l’essentiel.

Rassembler les français, c’est mon devoir. Ensemble, nous devons faire
Nation. C’est-à-dire faire bloc. Nous le pouvons, si nous défendons nos
valeurs, celles de la République, de la laïcité. Elles sont notre inspiration
commune. Elles ne sont pas négociables face à toutes les menaces.

Et le patriotisme qui n’a rien à voir avec le nationalisme étroit, est au
fond de nous-mêmes. Et c’est mon devoir de rallumer cette fierté. A
condition d’offrir à chacun sa place. De respecter les sensibilités, les
croyances, de ne pas distinguer selon les origines ou de discriminer
selon les quartiers.

La France a besoin de tous. Des chefs d’entreprises plongés dans la
mondialisation jusqu’aux jeunes de nos cités qui ne demandent qu’à
réussir.

La France n’avance que si elle est mue par un projet collectif. Le déclin
n’est pas son destin.

Le renouveau de notre démocratie participe également de cette
cohésion. L’exemplarité des comportements, la représentation de
l’ensemble de la société dans nos institutions, le respect de la parité, la
modernisation de la vie politique, l’indépendance de la Justice,
contribuent à l’adhésion de tous les Français à la République.

Le rapport que vient de me remettre Lionel Jospin traduit largement ces
aspirations. Je fais largement miennes ses conclusions : le non cumul de
mandat, l’introduction d’une part de proportionnelle pour l’élection des
députés, la fin de l’immunité du chef de l’Etat tant en matière pénale que
civile, la création d’une Haute Autorité de déontologie pour prévenir les
conflits d’intérêt.

Je vais consulter dès la semaine prochaine les principaux partis
politiques et le Parlement sera saisi au printemps prochain de ces
réformes. Le gouvernement présentera dans ce cadre une révision
constitutionnelle qui comprendra aussi la réforme du Conseil Supérieur
de la Magistrature et la réaffirmation des principes de la démocratie
sociale.

Voilà ce que nous avons engagé depuis 6 mois.

Le cap est fixé, c’est la reconquête de notre avenir. Il sera celui de
tout le quinquennat sans relâchement ni recul.

Ma seule boussole, c’est la justice. Dans le partage des efforts, dans
la répartition des revenus et dans l’égal accès de tous aux services
publics.

Je crois en deux grandes vertus dans la vie publique.

La vérité. Je la dois aux Français. Le redressement prendra du temps
mais notre pays a les moyens de le conduire avec succès. J’en suis
sûr.
La clarté. Je tenais à m’expliquer pour dire ce que je crois utile, efficace
et juste pour tenir l’engagement que j’ai pris devant les français : faire
qu’au terme de mon mandat les jeunes vivent dans cinq ans mieux
qu’aujourd’hui. Et que notre pays ait enfin repris confiance dans son
destin. Je rendrai compte de cette politique régulièrement aux Français.

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