Régis Juanico

Député de la Loire

Le « mariage pour tous » adopté en Conseil des Ministres : une première étape est franchie vers l’égalité des droits

La présentation du projet de loi sur le mariage pour tous en Conseil des ministres est un pas en avant supplémentaire et courageux pour consolider la famille et protéger tous les enfants.

La longue marche vers l’égalité des droits a d’abord été marquée par la dépénalisation de l’homosexualité inscrite dans la loi en 1982, puis par l’interdiction de la discrimination homophobe et enfin par la reconnaissance légale de l’union de deux personnes du même sexe avec la création du PACS, en 1999.

Le mariage pour tous constitue donc l’aboutissement d’un combat de longue date du Parti Socialiste, repris durant la campagne présidentielle par François Hollande. C’est aussi et avant tout une grande avancée sociale pour l’égalité et la reconnaissance de tous les couples. Il répond aux problématiques d’aujourd’hui et souligne l’exemplarité de la France dans la lutte contre toutes les discriminations.

Les couples de même sexe existent, s’aiment et ont droit eux aussi à la reconnaissance et la protection de la société. Certains élèvent des enfants qui vivent, grandissent et aiment leurs parents comme tous les autres enfants.

C’est justement la situation actuelle du droit qui crée une souffrance, par exemple en cas de décès, quand le parent survivant demeure un inconnu au regard de la loi.

Loin des amalgames et des spécialistes de l’agitation qui déforment la réalité pour attiser les peurs, ce projet de loi regarde la réalité et les familles telles qu’elles sont.

Sept pays européens ont permis le mariage pour tous. Dans la foulée de la réélection de Barack Obama, de nouveaux états américains ont légalisé le mariage gay. Aujourd’hui, c’est en France que le combat pour l’égalité des droits continue de progresser.

Le débat national souhaité par tous va désormais avoir lieu à l’Assemblée Nationale avec, notamment, de nombreuses auditions publiques qui vont être organisées d’ici à l’examen du texte fin janvier 2013.

 

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