Régis Juanico

Député de la Loire

Fermeture annoncée du bureau de police de Terrenoire : une décision brutale, incompréhensible pour la population et dictée par la pénurie de moyens de la Police Nationale.

L’annonce de la fermeture prochaine du bureau de police de Terrenoire est tombée tel un véritable couperet sans la moindre consultation et concertation, avec les élus, et les habitants. Cette fermeture d’un nouveau bureau de police à Saint-Etienne, après celles du Soleil, de La Terrasse et du Square Amouroux, est la conséquence directe de la diminution des effectifs des forces de l’ordre et le non-remplacement des agents partant à la retraite : – 10 000 fonctionnaires policiers et gendarmes depuis 2007. Pour le budget 2012, ce sont 3000 postes en moins qui ont été annoncés par Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur, chef d’orchestre de la Revue Générale des Politiques Publiques qui débouche aujourd’hui sur un démantèlement des services publics de proximité dans les quartiers.

La fermeture du bureau de police de Terrenoire est un très mauvais signal pour ce quartier populaire, qui compte,rappelons-le, près de 8 000 habitants, qui voit  disparaitre nombre de service publics de proximité et dont la situation en matière de sécurité demeure précaire. Dans les faits, l’on est en droit de s’interroger sur la réalité d’une présence policière effective sur le terrain après la fermeture et pas seulement le passage de véhicules de patrouille dont le nombre est aujourd’hui insuffisant. En 2006, lorsque je m’étais battu contre la fermeture du bureau de police au Soleil, le Préfet de l’époque m’avait assuré que cette fermeture serait « compensée » par une présence accrue des forces de Police sur le terrain. Aujourd’hui, force est de constater que la réalité est toute autre, du fait du manque des effectifs humains de la Police Nationale sur la circonscription de Saint-Etienne et de l’absence de volonté politique du gouvernement de mettre en place une véritable police des quartiers au contact des habitants.

Cette fermeture est une véritable régression qu’avec mes collègues élus, notamment Maryse Bianchin, élue municipale du quartier et Maurice Vincent, Sénateur-Maire de Saint-Etienne, nous n’acceptons pas. Nous refusons ce fait accompli ! Dans l’immédiat, je vais écrire au Préfet de la Loire et à son Ministre de tutelle, Claude Guéant, pour leur demander de reconsidérer leur décision, tant que n’aura pas été engagée la nécessaire concertation avec les élus et le conseil de quartier de Terrenoire. Parallèlement, j’invite les Terranéens à se mobiliser, notamment en lançant une pétition.

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