Régis Juanico

Député de la Loire

24ème Foire agricole de Roche-la-Molière : les agriculteurs ont besoin de notre soutien et de notre reconnaissance.

Le week-end dernier, l’AFEAR avec son président René Martin et toute son équipe, organisaient la 24ème Foire agricole de Roche-la-Molière, au sein du parc municipal et du château. Durant deux jours, les nombreux exposants ont pu accueillir un public ravi, déambulant entre stands de dégustation, animaux de la ferme et spectacles artistiques. La traditionnelle soupe aux choux a également connu un vif succès lors d’une soirée festive égayée par « Cyril le Dénicheur » et son orgue de barbarie.

La crise que nous traversons n’est pas seulement financière, économique et sociale, la crise est aussi agricole. En matière d’agriculture, la France a perdu sa place de première puissance agricole européenne au profit de l’Allemagne. Dans notre pays, ce sont près de 20 000 exploitations qui ferment chaque année, cependant que les revenus des agriculteurs ne cessent de s’effondrer : -20% en 2008, -34% en 2009… En 2009, 40 000 paysans ont même dû déposer des demandes de RSA. Symbole du désarroi grandissant qui touche la population agricole, le nombre de suicides chez les paysans ne cesse de croître.

Par ailleurs, suite à la sécheresse qui a touché notre territoire au printemps dernier, la calamité agricole a été reconnue dans notre département le 28 juillet dernier : il était temps, car la baisse de près de 20 % de la production laitière n’a elle, pas attendu la reconnaissance de la catastrophe climatique vécue au sein des exploitations. Toutefois, les 200 millions d’euros d’aides annoncés par le Gouvernement au niveau national sont loin d’être suffisants pour compenser les pertes subies par les agriculteurs, évaluées à plus d’un milliard d’euros par les syndicats agricoles.

Le manque de fourrage suite à ce printemps extrêmement sec va se ressentir dès cet automne, et oblige les exploitants à acquérir de la nourriture complémentaire pour le bétail, générant ainsi un coût supplémentaire pour les exploitations. Les agriculteurs sont obligés d’acquérir du fourrage à un prix élevé, auquel vient s’ajouter le coût de son transport (parfois depuis l’étranger, l’Espagne notamment).

Les agriculteurs doivent pouvoir vivre décemment et dignement de leur production, ce qui suppose en premier lieu de revoir les règles encadrant le prix du lait et de la viande et surtout, de rétablir un juste rapport de force entre les producteurs et la grande distribution qui a été favorisée par la loi de modernisation de l’économie votée par la droite en 2008.

Les portraits d’agriculteurs rouchons de René Mounier parus dans le Progrès cet été nous on fait découvrir des hommes et des femmes amoureux et passionnés par leur métier, leur rôle irremplaçable dans l’alimentation de la population, la qualité de leurs produits et de leurs savoirs-faire. Il ne tient qu’à nous de leur faire leur place, leur juste place au sein de notre société.

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