Sarkozy reste le Président du « payer plus et gagner moins »

Comment N. Sarkozy ose-t-il revenir dans les Ardennes, région symbole de ses mensonges et de son échec économique et social, pour faire de nouvelles promesses, alors que toutes les précédentes sont restées sans lendemain ?

La promesse du partage de la valeur ajoutée en trois tiers, faite depuis deux ans, n’a jamais vu le jour. Comment peut-on apporter le moindre crédit à quelqu’un qui fait à nouveau, aujourd’hui, une annonce du même genre ?

Et d’ailleurs, il a annoncé deux premiers renoncements : la prime ne sera pas de 1000 euros et la quasi-totalité des salariés en seraient de fait exclus.

Cette énième opération de communication restera finalement comme un écran de fumée pour masquer une mesure -bien réelle, elle-, en faveur des plus riches, la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune, puisque le taux maximum va passer de 1,8% à 0,5% et que la moitié de ceux assujettis aujourd’hui vont être exonérés.

Pour tous les autres, il n’y a qu’une accumulation de baisses de revenus et de hausses des dépenses : le gouvernement refuse un coup de pouce au SMIC, dont le pouvoir d’achat réel recule ; refuse d’augmenter les fonctionnaires ; approuve les hausses des tarifs de l’énergie ; impose des hausses d’impôts qui pèsent sur la vie quotidienne.

Les Français savent à quoi s’en tenir. Le quinquennat de M. Sarkozy restera celui du « payer plus et gagner moins ».

Une autre politique est possible pour améliorer le pouvoir d’achat des Français : mieux distribuer les bénéfices, en incitant les entreprises à valoriser le travail et l’investissement en augmentant l’IS pour celles qui versent des dividendes et en le baissant pour les autres ; en engageant le rattrapage du pouvoir d’achat du SMIC ; en mettant un terme à l’envolée des loyers par un blocage des loyers dans les zones en tension et en construisant massivement de nouveaux logements ; en mettant en place une tarification progressive pour l’énergie et l’eau pour aider les Français à faire face à la hausse des prix.

Le Parti socialiste le propose. Ce sera aux Français d’en décider en 2012.

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