Régis Juanico

Député de la Loire

Deux Français sur trois opposés à la réforme des plaques d’immatriculation

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Je fais partie du collectif « Jamais sans mon département » regroupant 180 parlementaires toutes tendances confondues qui se battent contre la disparition de la mention du département sur les plaques d’immatriculation des véhicules.

L’objectif du collectif est simple : demander une solution alternative afin que la réforme du système d’immatriculation des véhicules (SIV) puisse se poursuivre tout en maintenant systématiquement le numéro de département sur les plaques de façon aussi visible qu’avant sur nos véhicules.

Selon un sondage IFOP de mai 2008 et un autre de CSA de juin 2008, sept Français sur dix se déclarent opposés au projet du gouvernement.

A compter du 1er janvier 2009, la réforme du système d’immatriculation des véhicules français, basée sur une identification unique attribuée à vie au véhicule en circulation, va entrainer la fin de l’affichage systématique du département de rattachement sur la plaque, en laissant toutefois la faculté d’y apposer une simple référence locale. 

Cette référence serait à la fois départementale, sous la forme du numéro actuel du département, et régionale, sous la forme d’un logo proposé par chaque conseil régional, arrêté officiellement par l’Etat et elle apparaîtra sur un emplacement situé sur la partie droite de la plaque, symétriquement à l’identifiant européen.

Or, le numéro départemental actuel 42 représente une partie de l’identité culturelle et institutionnelle de la Loire, décliné sous diverses formes, dont au premier chef, par les raisons sociales d’entreprises ligériennes ou la dénomination de nombreuses associations (sportives comme l’ASSE ou autres…!).

Chaque véhicule est un ambassadeur de la Loire hors du département et la plaque minéralogique actuelle renforce ainsi l’action du Conseil Général en terme d’image et d’identification.

La réforme à venir des plaques minéralogiques, en supprimant les signes distinctifs de chaque département, va ainsi affaiblir le sentiment d’appartenance aux dits départements. Elle aura pour conséquence d’atténuer la réalité des départements aux yeux des citoyens et de contribuer, elle aussi, dans l’inconscient collectif, à une remise en cause de l’appartenance à un département en tant que collectivité de proximité.

Ainsi, en continuité avec l’action promotionnelle de la Loire conduite jusqu’à présent par le Conseil Général, il serait souhaitable et nécessaire que la mise en place des nouvelles plaques d’immatriculation rende obligatoire la mention pour l’instant facultative du numéro de département.

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