Le Président de la République a présenté la semaine dernière les grandes lignes du futur « contrat engagement jeune ». Ce dispositif, loin des promesses initiales, rate totalement sa cible.
Ciblé sur 400 000 jeunes sans emploi ni formation, il met de côté près de 600 000 d’entre eux en refusant les moyens suffisants, notamment en direction des missions locales.
Limité à 12 ou 18 mois, il ne répond pas aux ressorts de la précarité des jeunes, qui est tout sauf un phénomène conjoncturel. Excluant les étudiants, qui répondent pourtant aux critères d’engagement à se former, et les jeunes travailleurs précaires, il tourne le dos à une partie de la jeunesse frappée par la crise. Avec ce contrat engagement jeune, le Gouvernement continue de maintenir les moins de 25 ans hors du droit commun alors que 14 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.
Nous sommes loin de la promesse initiale du Gouvernement qui a fait miroiter un dispositif doté d’1 milliard d’euros pour 1 million de bénéficiaires. Il lui substitue une mesure qui entrera en vigueur après la présidentielle… et s’éteindra un an après.
Pour répondre à la précarité des jeunes révélée par la crise sanitaire, certains Départements de gauche proposent depuis de longs mois un minimum jeunesse. C’est la solution pour ne laisser aucun jeune sur le bord de la route et permettre à chacun d’entre eux de vivre mieux.
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