Immigration : Sarkozy dans la droite ligne de Pasqua et Debré.

medium_non_l_immigration_jetable_.jpg    Dix ans après les grèves de la faim de l’Eglise Saint-Bernard, nous avons assisté cet été, avec le traitement indigne du cas des familles sans-papiers avec enfants scolarisés et l’évacuation médiatique du squat de Cachan puis le pourrissement délibéré de la situation, à la même instrumentalisation du thème de l’immigration par Sarkozy à des fins électorales.

    Le Ministre de l’Intérieur est démagogique quand il explique que la régularisation des 30 000 familles sans-papiers avec des enfants scolarisés (soit 0.05% de la population française) est une menace pour notre pays et que nous serions les seuls à la pratiquer alors que l’Italie et l’Espagne viennent de régulariser plusieurs centaines de milliers d’immigrés ces derniers mois et que l’Allemagne s’apprête à faire de même.

M. Sarkozy trompe les Français quand il déclare qu’il renverra dans leur pays les familles sans-papiers qui n’auront pas été régularisés dans le cadre de sa circulaire (soit 25 000 familles et donc 50 à 80 000 expulsions potentielles). Ce chiffre est complètement fantaisiste quand on sait que l’an dernier seuls 20 000 reconduites à la frontière ont été effectives.

Sur les sans-papiers de l’été 2006, Sarkozy ne s’est pas contenté de bafouer les lois de la République en changeant les règles du jeu en cours de route et en fixant par avance un quota de familles régularisables (6924 exactement…) alors que la circulaire devait être un examen au cas par cas en fonction de critères précis, il a tout simplement menti aux français.

Dire la vérité aux Français et en finir avec la stigmatisation des étrangers transformés en bouc émissaire de tous les maux de la société : telle est l’ambition des socialistes sur la question de l’immigration.

Nous devons le répéter : l’immigration est une chance pour notre pays à condition qu’elle soit maîtrisée (démantèlement des filières d’immigration illégale), qu’elle s’accompagne d’une politique d’accueil et d’intégration efficace et qu’elle s’appuie sur un véritable partenariat avec les pays d’origine (co-développement). C’est pourquoi, nous reviendrons sur les lois Sarkozy qui ont considérablement durcies les conditions d’entrée et de séjour en France des étrangers en réduisant l’exercice de leurs droits fondamentaux (mariage, vie familiale..).

Régis Juanico

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