Mariage homosexuel : le glacis conservateur s’effrite

La proposition de loi que les députés socialistes ont défendue ce matin pour ouvrir le mariage aux personnes de mêmes sexes s’inscrit dans le combat constant de la gauche et de la République pour l’égalité des droits. L’homosexualité n’est ni une tare, ni une déviance. C’est une composante de l’humanité qui doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres.

Comme chaque fois que l’on aborde ces évolutions de notre société, nous avons rencontré une droite claquemurée dans sa vision la plus conservatrice et la plus fausse. Le mariage, c’est « la loi de la nature » : un homme, une femme, la procréation. Conception religieuse et anthropologique que la vie dément tous les jours. Certes, l’UMP a gommé ses dérapages homophobes les plus outranciers qui avaient émaillés le PACS ou le débat en commission.  Mais elle est restée prisonnière, comme l’a avoué benoîtement le ministre, d’une conception du mariage datant du…code Napoléon.

Pourtant la belle intervention du député UMP Franck Riester a montré que le glacis réactionnaire s’effrite. La société française elle-même a depuis longtemps admis que des couples de même sexe avaient le droit de s’unir comme bon il leur semble. C’est la raison pour laquelle la gauche fera ce que la droite a peur de faire : traduire l’évolution de la vie dans la loi.

L’égalité des droits n’est pas une menace pour la société. C’est la protection et l’honneur de la République

Un commentaire

  1. par GARDE Emmanuel - 18 décembre 2012 à 23:07

    Monsieur le Député,

    C’est avec intérêt que je prends connaissance de votre article consacré au mariage homosexuel.

    Compte tenu des engagements qui sont les vôtres, je suis néanmoins surpris que l’intérêt de l’enfant ne soit nullement pris en considération.

    Il me semble en effet que le projet de Loi présenté au Conseil des ministres du 7 novembre dernier constitue à leur égard une grave injustice à laquelle vous ne pouvez pas rester insensible.

    Vous ne pouvez ignorer qu’un enfant a besoin d’un milieu stable et équilibré pour s’épanouir et se construire.

    Je n’ose même pas évoquer ici les conséquences négatives qui seront celles de la loi sur l’adoption internationale.

    Permettez-moi de penser que la liberté serait mieux défendue en refusant de se faire esclave d’une consigne de vote ou en défendant le droit à l’objection de conscience.

    Espérant que ce courrier électronique ne sera pas mal interprété,

    Je vous prie de croire, Monsieur le Député, en l’assurance de ma respectueuse considération.

    Emmanuel GARDE
    (4, rue de La Tour-Varan – Saint-Étienne)

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