Régis Juanico

Député de la Loire

Intervention lors du meeting « Une Région d’Avance » à Riorges

Mes chers amis,

Mes chers camarades,

Au cours de cette campagne des régionales,  y-en-a-t-il parmi vous qui ont eu la chance de croiser dans le Roannais,  Mme Grossetête, tête de liste régionale de l’UMP ?

On a retrouvé sa trace en lisant le Progrès, mardi. Mme Berra, la tête de liste dans le Rhône commentant à sa place les résultats d’un sondage, nous expliquait benoitement que Mme Grossête était la veille à… Bruxelles, au Parlement Européen. En lisant le Figaro, le même jour on apprenait que Mme Grossetête avait donné une interview à ce quotidien dans des studios à… Paris.

Bruxelles, Paris, Mme Grossetête se rapproche…, il lui reste 48 heures pour enfin mettre le pied en Rhône-Alpes et dans la Loire !

Il y a quinze jours, se sentant déjà en difficultés, Mme Grossetête avait appelé à la rescousse Laurent Wauquiez et le président de son comité de soutien, le très charismatique et très respecté Président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer.

Lors de cette réunion publique à Saint-Etienne, Laurent Wauquiez, l’encombrant voisin de Haute-Loire, n’a pas pu résister à son « péché mignon» : donner des leçons à la gauche. Il a ainsi affirmé, évoquant notre bilan à la Région depuis 2004, que « rien n’avait été fait » pour l’emploi en Rhône-Alpes.

Quel culot de la part de celui qui est aujourd’hui responsable avec ses collègues ministres du bilan catastrophique de ce gouvernement en matière d’emploi : 700 000 chômeurs de plus depuis le début de la crise.

Un chômage qui augmente de 20% en un an dans la Région Rhône-Alpes, qui atteint 10% de la population active dans la Loire et nous savons bien, contrairement à ce qu’a pu affirmer un peu vite Nicolas Sarkozy fin janvier, que cette hausse se poursuivra en 2010.

Devant l’ampleur du marasme social, ce gouvernement est resté passif, inactif, il n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation, il n’a rien fait pour le chômage des jeunes qui a explosé. En pleine crise, l’an dernier, ce gouvernement à baissé de 3% le nombre de contrats en alternance et de 18% les contrats de professionnalisation quand les Régions de gauche comme Rhône-Alpes formaient dans leurs Centres de Formation 1 millions d’apprentis entre 2004 et 2009.

M. Wauquiez qui n’a toujours pas mis en place ce que nous proposons depuis des mois : une allocation solidarité crise qui prolonge de six mois l’indemnisation chômage des 600 000 demandeurs d’emploi en fin de droits qui se retrouveront sans ressources en 2010.

Pire, au plus mauvais moment, M. Wauquiez a désorganisé le service public de l’emploi en conduisant une restructuration à marche forcée de Pôle Emploi dont les personnels sous pression tentent aujourd’hui de remplir tant bien que mal leurs missions dans les pires conditions.

Sur l’emploi, nous n’avons pas de leçons à recevoir de ce gouvernement. Nous appelons M. Wauquiez à un peu plus de modestie, et son collègue secrétaire d’Etat à l’industrie, M. Estrosi, à un peu moins de gesticulation.

Alors que nos élus régionaux sous l’impulsion de Jean-Jack Queyranne, Jean-Louis Gagnaire  Christian Avocat se battent pour sauver des emplois menacés, mais aussi pour créer de nouvelles activités économiques, c’est bien la politique de Nicolas Sarkozy et François Fillon qui est un véritable fiasco.

Le département de la Loire avec ses 30% d’emplois industriels est plus touché par la crise que d’autres et je veux rappeler le lourd tribut payé par notre territoire : plus de 50 plans sociaux d’entreprises et 3500 licenciements économiques en deux ans… La Loire a donc besoin d’une plus grande solidarité, de la Région, c’est déjà le cas, mais aussi de l’Etat qui n’est pas au rendez-vous.

Je veux rendre hommage aux élus socialistes et républicains de la Loire, et ils sont nombreux… : parlementaires, maires, président d’agglomération, conseillers généraux et régionaux qui  depuis le début de cette crise sont aux côtés des salariés victimes des plans sociaux dans notre département. Des salariés de grands groupes multinationaux abandonnés, méprisés par leur direction qui n’ont parfois pour seul recours que d’employer la manière forte pour se faire entendre de leur direction.

L’UMP a décidé de mener au niveau national une campagne de caniveau, préférant parler casier judiciaire que projets d’avenir pour nos régions. La droite inspiré par le traître Eric Besson a délibérement agité pendant de longs mois le débat sur l’identité nationale, créant un climat délétère et malsain dans notre pays et multipliant les dérapages honteux comme Gérard Longuet hier évoquant « un corps français traditionnel ».

Nous avons mis, avec Jean-Jack Queyranne, Jean-Louis Gagnaire, Marie-Hélène Riamon et tous les candidats ligériens de notre liste, l’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics au cœur de notre campagne pour faire des régions des boucliers sociaux qui protègent nos concitoyens.

Nicolas Sarkozy a semble-t-il redécouvert à l’occasion de la tempête, les vertus des Services Publics qu’il affaiblit pourtant méthodiquement depuis son élection.

Il l’a dit la semaine dernière, il adore les fonctionnaires… Il aime les fonctionnaires surtout quand il parte à la retraite, sans être remplacé. Résultat : 100 000 postes supprimés dans la Fonction Publique depuis 2007, 46 000 adultes de moins dans les établissements scolaires, 10 000 policiers et gendarmes en moins pour la sécurité des français.

C’est le même Nicolas Sarkozy qui transforme la Poste en Société anonyme et franchit une nouvelle étape vers sa privatisation. C’est le même Nicolas Sarkozy qui met les professionnels de la justice dans la rue avec sa réforme de la procédure pénale qui est une atteinte sans précédent à l’indépendance de l’autorité judiciaire. C’est le même Nicolas Sarkozy qui met dans la rue les personnels du service public de la petite enfance, les infirmières et les personnels de santé des hôpitaux publics, les parents d’élèves et les enseignants mécontents de la dotation horaire dans les établissements et des fermetures de classes.

Pourtant des marges de manœuvre existent pour relancer le pouvoir d’achat et la consommation à commencer par le bouclier fiscal et les nombreux privilèges accordés par la droite aux ménages les plus riches. Vendredi dernier, le chef de l’Etat a rencontré pour la 8e fois les représentants des banques dont le sauvetage a été organisé à coups de milliards sans aucune contrepartie. On apprend aujourd’hui, un an et demi à peine après l’explosion financière qui a ébranlé la planète que les 7500 traders des principales banques françaises vont se partager 2 Mds € de bonus.

Alors, les 14 et 21 mars, l’enjeu c’est bien sûr de conserver un maximum de régions à gauche et d’en gagner de nouvelles, mais vous aurez une occasion unique, la seule d’ici 2012, de vous exprimez clairement pour sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy.

Le 22 mars, Sarkozy, lui ne s’abstiendra pas. Un vote clair et massif en faveur de la gauche doit nous permettre de créer un rapport de forces politiques avec le gouvernement qui s’apprête à donner un nouveau tour de vis social et à engager une politique de rigueur sans précédent : la taxe carbone, qui pèsera d’abord sur le porte-monnaie des ménages modestes, les déremboursements de médicaments et les nouveaux reculs dans l’accès de tous aux soins, l’augmentation de 9% des tarifs du gaz le 1er avril, la contre-réforme des collectivités territoriales qui va les étrangler financièrement, et surtout,  les régressions d’ores et déjà programmées sur le dossier des retraites avec la remise en cause de l’âge légal de départ et l’allongement de la durée de cotisation.

Dites-le autour de vous : ce qui attend les Français après les régionales, c’est  la poursuite de la casse de notre pacte social et républicain. Sauf, sauf si les électeurs se déplacent massivement dimanche et infligent une défaite cinglante à l’UMP dans les urnes

Mes chers amis, mes chers camarades,

L’enjeu est clair : nous devons dimanche arriver en tête devant l’UMP dans la Loire et en Rhône-Alpes. La meilleure façon de préparer le rassemblement de toute la gauche dans notre région le 21 mars, avec nos partenaires d’Europe Ecologie et du Front de gauche, mais aussi de préparer les échéances présidentielles et législatives de 2012, c’est de placer le plus haut possible la liste conduite en Rhône-Alpes par Jean-Jacques Queyranne et dans la Loire par Jean-Louis Gagnaire, alors ne perdez pas une minute, nous avons encore 48 heures pour mobiliser autour de nous et faire voter « Une Région d’avance ».

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